Equateur

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Bonjour à tous, 

pour l'instant, cette partie du blog ne contient que 2 articles sur ce qui a probablement été mes deux meilleures expériences en Equateur (sans compter la visite des îles Galapagos!): escalader le volcan Cotopaxi (probablement la chose la plus dure que j'ai fait dans ma vie! sans blague!) et observer les perroquets aux affleurements d'argile du Parc National de Yasuni (vraiment magnifique - si vous partez en Equateur, c'est à ne pas manquer!)! 

Je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire sur les autres aspects super intéressants de mon voyage qui incluent bosser comme volontaire dans la réserve de Yachana (où je bossais pour Global Vision International avec comme but de faire des études sur les amphibiens et reptiles, insectes, oiseaux et plantes et où j'ai passé mon BTEC en supervision de terrain en biologie), visiter Quito et faire une croisière de plongée dans les Galapagos (un des meilleurs spots de plongée au monde; c'est à ne pas en croire ses yeux... J'ai vu jusqu'à 8 requins baleines dans une seule plongée, avec les raies mantas, et les raies léopards, et les centaines de requins marteaux, et les soyeux, et les pointes-blanches, et les pointes-noires, et les requins des Galapagos, et les tortues, et les otaries.... je pourrai encore continué cette liste, mais je crois que vous avez pigé l'idée...!). Bref, si vous désirez plus d'infos à ce sujet, je vous laisse aller voir l'article que j'ai écrit pour le Yachting Times Magazine (que vous trouverez dans la rubrique "Vulgarisation scientifique")...

Cotopaxi

J'ai eu la chance de faire une petite expédition pour atteindre le sommet de Cotopaxi, le second plus haut volcan d'Equateur (le point culminant étant  Chimborazo). Il s'agit d'un des volcans actifs les plus élevés du monde et culmine à 5897 mètres. Il est situé à 50 km au sud de Quito, dans une région des Andes surnommée "l'avenue des volcans".

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El Volcano Cotopaxi


De Quito, on trouve pas mal de compagnies qui organisent cette excursion, supposée d'accès relativement facile. Mais cela dépend en fait de la saision!!! Et devinez quoi... j'avais pas choisi la meilleure! 
Nous sommes entrés dans le Parc National de Cotopaxi avec Loreana, une autre touriste et Juan Pablo, notre guide et sommes d'abord allés faire un tour à un petit lac.

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Laguna, un lac du Parc National de Cotopaxi

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Vue du Parc National de Cotopaxi


Le trek commence ensuite pour atteindre le refuge (vers 4800 mètres) où l'on peut laisser ses affaires, préparer le matos pour l'ascension, regarder le magnifique coucher de soleil et prendre un repas ou des boissons chaudes.

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Le refuge au coucher du soleil

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Moi près du refuge au coucher du soleil


En général, les gens dorments quelques heures avant de se lever vers 23h-minuit pour se préparer à commencer l'ascension dans le but d'atteindre le sommet pour le lever du soleil ! Dans notre cas, nous avons commencé un peu tard à cause de problèmes d'équipement et nous ne sommes pas arrivés à temps pour le lever du soleil car j'ai eu sur le chemin des crampes aux jambes qui m'ont forcé à m'arrêter souvent. Mais le lever du soleil était quand même fantastique, du sommet ou pas. Vers 8h (2 heures après l'aube...), nous avons finalement atteint le sommet! Nous avons eu la chance d'être éclairés par la pleine lune, spectaculaire pendant la partie nocturne de l'ascension. La marche commence par un champ de roches volcaniques relativement facile à traverser, avant d'atteindre la glace. L'équipement minimum requis? crampons, baudrier, piolets et cordes. Les formations de glace sont parfois assez impressionnantes, avec de temps et temps de belles crevasses. Le froid, à cette période de l'année (Août-Septembre) était assez dur à supporter, rendant la tenue des piolets difficile parfois. Nous avons aussi eu des vents assez forts, soufflant les cristaux de glace et la poussière volcanique sur toutes les parties exposées du corps, empêchant de bien voir parfois; rajoutez à cela les pentes bien abruptes à grimper avec peu d'interruptions et vous obtenez, selon moi avec mon peu d'entraînement en haute montagne, une ascension plutôt difficile - mais qui valait totalement le coup cependant! Malheureusement, je ne peux pas vous montrer de photos de l'ascension en elle-même, mon appareil photo ayant catégoriquement refusé de s'allumer à cause du froid, j'imagine...Mais la vue d'en haut est à couper le souffle, surtout celle sur les autres volcans avec les nuages jouant à cache-cache avec leurs sommets dans une atmosphère toujours changeante... 


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Une autre vue du volcan et du refuge 

Observatoire de perroquets - Parc national de Yasuni

Je viens juste de rentrer du Parc National de Yasuni, où d'autres bénévoles de GVI et moi avant pu assister à un spectacle magnifique: les perroquets se rassemblant sur des affleurements d'argile pour consommer cette substance. Nous avons en effet visité deux endroits où se trouvent des parois d'argile, près de la Rivière Napo, une active à 7h et l'autre à 10h. Celles-ci étaient les observatoires de perroquets et d'ara macaos les plus accessibles en Equateur, dans la communauté de Añangu, dans le Parc National de Yasuni. Cette "Biosphere Reserve" de l'UNESCO a été créée en 1979. Il y a en fait plusieurs centaines de parois d'argiles où les oiseaux se regroupent en Amazonie de l'ouest. Elles sont connues depuis les années 1990 grâce à des scientifiques travaillant au Pérou. Des affûts ont été construits, où certaines règles telles que rester silencieux, ne pas utiliser de flash pour faire des photos, ect, pour observer ces scènes magnifiques sans déranger les oiseaux.  


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Affûts depuis lesquels sont observés les perroquets


Perroquets et ara macaos ingèrent différentes graines et noix dans la forêt primaire. Ces plantes produisent des graines qui sont dispersées par des singes, toucans et autres oiseaux et mammifères qui gagnent, en contrepartie du transport, la chair savoureuse et sucrée des fruits autour des graines. Les graines, cependant, contiennent plus de nutriments que la chair; pour empêcher les animaux de les manger, les plantes produisent des toxines amères autour des graines.  Les perroquets et ara macaos contournent cette défense chimique en consommant certains types d'argiles qui neutralisent les toxines des graines. Les perroquets viennent chaque jour dans ces zones spécifiques après avoir voyagé sur parfois des distances très longues, pour obtenir leur dose thérapeutique d'argile


A la première paroi d'argile, nous avons vu trois espèces de perroquets: le perroquet farineux (Amazona farinosa), le pionus à tête bleue (Pionus menstruus) et l'amazone à font jaune (Amazona ochrocephala). Au deuxième site, nous avons observé principalement des touïs de Deville (Brotogeris cyanoptera) et trois magnifiques ara macaos  (Ara macao) très colorés. Juste au début du pic d'activité, nous avons vu les oiseaux se rapprocher petit à petit des murs d'argile. Beaucoup d'individus peuvent être observés en même temps; selon l'heure, cela peut atteindre plusieurs centaines, ce qui rend l'expérience inoubliable! De façon assez logique, les rapaces représentent un risque important pour les perroquets lorsqu'ils se nourrissent dans de tels zones ouvertes.D'autres animaux tels que des tapirs utilisent également certains parois d'argile. 


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Première paroi d'argile, où trois espèces de perroquets ont pu être observées

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