Le continent rouge

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Bon voilà, je suis arrivée en Australie, de son surnom le continent rouge, ou Down Under, où je devrai rester au moins 3 ans pour ma thèse à l’université de Deakin près de Melbourne. Je travaillerai pendant cette période sur l’écologie alimentaire de différents oiseaux marins – cormorans et manchots. Je devrai avoir pas mal de terrain donc gardez en tête que suis vous devez me contacter, je ne répondrai peut-être pas immédiatement. J’espère par cette partie du blog vous faire partager ma nouvelle vie, avec mes impressions, mes coups de cœur et mes coups de gueule, des conseils pour les voyageurs ou expats qui vont ou ont choisi Melbourne, mon travail de terrain et de recherche en général ! N’hésitez pas à m’envoyer des commentaires, suggestions et questions ! Bonne lecture ! 

Des possums et des bénévoles

Possum

Possums juvéniles

Je prends cette occasion pour vous parler d’une activité que j’ai pu faire en Australie quelques mois avant mon départ pour Kerguelen et que j’espère pouvoir reprendre à mon retour – le bénévolat pour Wildlife Victoria, une organisation à but non lucratif de protection des animaux. Une des bénévoles qui était venue avec moi sur le terrain sur les manchots pygmées, Melanie, m’avait fait découvrir cette asso dont elle était membre et m’avait donné envie de l’aider ! Cette organisation, basée sur la collaboration du public, intervient pour secourir les animaux natifs à l’Australie lorsqu’ils sont en détresse – pour des raisons diverses d’interactions avec l’homme. Ces animaux comprennent par exemple les kangourous, koalas, échidnés, possums, wombats, loriquets (une sorte de perroquets), les renards volants (des chauves-souris), j’en passe et des meilleurs ! La plupart du temps, ils ont été renversés par des voitures ou bien attaqués par des animaux domestiques tel que les chiens et les chats. Le standard téléphonique reçoit des appels du grand public du matin au soir, en semaine comme en week-end, et envoie des textos à leurs bénévoles les plus proches pour leur demander s’ils sont libres pour intervenir. Lorsque l’on répond positivement, on est alors en charge du cas en question et prenons contact avec les membres du public afin de confirmer les détails du sauvetage et de leur donner une heure d’arrivée ! Pour augmenter les chances de survie des animaux, il faut agir vite ! La plupart du temps, on juge sur place si il est oui ou non nécessaire et possible d’intervenir en toute sécurité pour les hommes et l’animal. Lorsque l’animal est capturé, il est en général amener chez le vétérinaire où il est soigné au besoin et est ensuite récupéré par un soigneur qui le prendra à domicile le temps nécessaire à sa réhabilitation voire à son sevrage pour les animaux orphelins, qui concernent surtout les marsupiaux qui gardent leur(s) petit(s) dans leur poche ventrale ! Cela peut prendre des mois d’engagement et de travail dur et fatiguant, notamment lorsque les jeunes nécessitent des nourrissages toutes les heures ! J’admire beaucoup ces gens qui donnent de leur temps et s’occupent, à temps complet, de leurs animaux, qui deviennent leur nouvelle famille ! C’est dans ce contexte que j’ai rencontré une soigneuse, Julie, qui est devenue ma référente lorsque j’ai des questions pour mener à bien mes sauvetages. Manque de temps, je ne peux en faire qu’un ou deux par semaine, mais elle est toujours là pour me conseiller ! Elle m’a également appris à manipuler possums et kangourous notamment, à leur donner le biberon et à les toiletter ! C’est toujours fascinant d’être au contact d’animaux dont on n’a pas l’habitude, notamment ces marsupiaux qui sont devenus le symbole de l’Australie et reste pour moi bien exotiques ! J’attends également avec impatience de pouvoir travailler sur les renards volants, ces chauve-souris qui passent dans le ciel de Melbourne à la tombée de la nuit et que je trouve tellement impressionnantes, notamment par leur taille ! Grâce à Wildlife Victoria, j’ai pu faire mes trois doses de vaccins contre la rage et je vais pouvoir travailler avec cette espèce à mon retour ! Etre bénévole pour une association pareille est un passe-temps parfois triste car l’on n’arrive pas toujours à sauver les animaux mais enrichissant et la récompense est grande quand on arrive à sauver, ne serait-ce que les petits dans leur poche, même si l’adulte est parfois déjà mort lorsque l’on arrive. Nous intervenons aussi sur la remise en liberté des individus après leur passage chez le vétérinaire et/ou le soigneur et c’est toujours une bonne expérience également. Dans un milieu super urbain comme Melbourne, il est agréable de constater que nous pouvons tout de même faire une différence et améliorer le bien-être de certains animaux !

Zosterops à dos gris

Zosterops à dos gris juvénile

Du nouveau!

Encore une fois, voilà des mois que je n’ai pas écrit et je m’en excuse! Comme d’habitude, j’ai été bien occupée depuis mon dernier post : un déménagement de plus et la crémaillère, deux semaines de « vacances » du côté des parents de Pip, entre autre pour assister aux 25 ans d’un festival bien connu en Australie, un changement de voiture (long et laborieux), une « confirmation », du boulot et des analyses, ma première expérience d’enseignement à la fac, du travail de labo… Allez, je vous raconte en détails !

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, Pip et moi avons déménagé début mars ; après des tonnes de visites, nous avons enfin trouvé un appart qui nous convenait, dans le même quartier que là où nous étions en colloc – Hawthorn, qui est un quartier sympa à vingt minutes de la fac en tram où il y a pas mal de choses à faire et qui est pratique au niveau des transports publiques pour se rendre au centre de Melbourne ! On a une chambre d’amis donc n’hésitez si une visite à Melbourne vous tente !!

Un peu après, j’ai commencé à bosser pour une prof de la fac qui avait besoin d’assistants pour encadrer ses travaux pratiques pour une de ses unité d’enseignement intitulée Diversité Animale. J’ai beaucoup aimé ce boulot qui consistait principalement à répondre aux questions des étudiants et les assister pour la réalisation de dissections de différents animaux et leurs observations de lames sous microscopes, spécimens vivants et préservés. J’ai appris récemment que je vais pouvoir continuer ce semestre avec une unité qui s’appelle Forme et fonctions biologiques, ce qui n’est pas pour me déplaire car cela devrait être aussi intéressant et bien payé !

Après notre voyage dans le nord de l’état de Nouvelles-Galles-du-Sud et le sud du Queensland, dont je reparlerai dans un autre article, j’ai dû faire ce que l’on appelle ici ma « confirmation » ; en effet, à Deakin, la fac où j’étudie, les thésards doivent, un an après leur commencement, prouver qu’ils sont sur le bon chemin ! Un rapport est alors à préparer puis il faut faire une présentation de 20 minutes servant à montrer que l’on a passé en revue la littérature scientifique appropriée, que l’on a de solides plans pour la thèse pour que celle-ci soit bien réalisable dans les temps et avec les moyens impartis et pour expliquer les progrès faits jusqu’à présent ! En théorie, le comité d’évaluation peut décider de discontinuer le financement des thèses, mais cela n’arrive que très rarement ! Tout s’est bien passé pour moi et apparemment je fais un assez bon travail pour pouvoir continuer ! ouf !!!!

Et puis à présent, côté travail, ma vie se passe devant mon ordinateur car je dois commencer sérieusement à analyser les données que j’ai récoltées sur les manchots pygmées ! Je dois donc me mettre à la programmation et j’apprends donc à me (re)servir des logiciels qui vont bien – pour les stats et systèmes d’informations géographiques – et même si ce n’est pas la partie la plus fun, loin de là, ce sera la classe quand j’aurais réussi à produire des beaux graphiques et des cartes élaborées et quand j’aurai une meilleure idée de ce qu’on fait les oiseaux ! Mais pour rompre cette routine informatique, j’ai passé un peu moins de deux semaines à faire du travail de laboratoire ! En effet, je devais préparer les échantillons de sang récoltés sur le terrain pour qu’ils puissent être envoyés à un autre labo pour analyses – suite à quoi j’aurais une meilleure idée de ce que mangeaient les individus que j’ai équipés pendant les déploiements ! J’ai donc dû faire sécher les échantillons, les réduire en poudre, puis y ajouter une solution pour se débarrasser de certains composants du sang ; bref, cela faisait un moment que je n’avais pas mis les pieds dans un labo et ça m’a changé un peu!

Et puis j’ai aussi du racheter une voiture car le van avait rendu l’âme avant que l’on ne parte en voyage malheureusement ! Après avoir cherché pendant des semaines et s’être fait arnaqués sur la première voiture qu’on avait trouvé, que l’on a du ramener et demander à se faire rembourser, nous avons fini par trouver un break Holden Commodore, en croisant les doigts pour que celui-ci nous accompagne jusqu’à la fin du séjour dans deux ans sûrement! Cela nous permettra de pouvoir recommencer à nous balader ! en attendant, nous avons fait des sorties sur Melbourne ; en particulier, nous sommes allés voir mon premier match de rugby ici et avons assisté au France-Australie pendant les test-matchs, qui se déroulait à l’Ethihad Stadium et qui ne s’est pas très bien fini pour les Bleus ; il n’y avait pas énormément d’ambiance malheureusement malgré la victoire des Wallabies car le jeu était lent et laborieux mais aussi car il y avait peu de monde - apparemment il est difficile de motiver les Victoriens de se rendre au stade pour aller voir le rugby car ce n’est pas leur sport de prédilection ! Mais il restait quelques français qui étaient là pour essayer de mettre l’ambiance et c’était marrant !! Récemment aussi nous sommes allés à la Fête de la Musique, organisée par l’Alliance Française dans un bar de Saint-Kilda, un quartier sympa près de la mer ! La musique était bonne !! je vous mets une petite vidéo pour la route !!  

etihad stadium rugby oz france

Test match France-Australie à l'Etihad Stadium

Aperçu de la fête de la musique à Saint-Kilda

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